Les 5 voyelles orales
Leçon 1 sur 8≈ 12 min
5 voyelles, pas 6
Le shikomori a 5 voyelles orales (a, e, i, o, u) — exactement comme l'espagnol ou l'italien. Pas de "eu", pas de "u français", pas de "é" / "è" distincts à l'écrit.
Deux pièges pour les francophones : e se prononce toujours /é/ (jamais /euh/), et u se prononce /ou/ (comme dans "cou"). Aucune voyelle muette : tout ce qui s'écrit se prononce.
Les 5 voyelles en un coup d'œil
| Lettre | Prononciation | Mot shikomori | Traduction |
|---|---|---|---|
| a | comme « papa » | mwana | enfant |
| e | toujours « é » comme bébé | jeje | bonjour (Ma) |
| i | comme « mini » | fi | poisson (Ma, Nz) |
| o | comme « moto » | ko ! | viens ! (Ma) |
| u | toujours « ou » comme cou | ubu | bouillie |
Les 5 voyelles à l'écoute
Écoutez chaque voyelle prononcée par un locuteur natif. La voyelle est répétée 3 fois.
- a
- e (/é/)
- i
- o
- u (/ou/)
Règle d'or : chaque voyelle se prononce séparément
Le mot faida (« profit ») se lit en trois syllabes : fa-i-da. Pas de diphtongue à la française.
Quelques exemples motivés :
- a : mama (maman), ɓaɓa (papa), bahari (mer)
- e : ewa (oui), leo (aujourd'hui), meso (demain)
- i : titi (petit), ziri (chaises), kofia (bonnet)
- o : moro (feu), ngozi (peau), roho (cœur, âme)
- u : uso (visage), uhuru (liberté), jua (soleil)
- mama
- ewa
- uso
Note dialectale — les voyelles longues
Le shiNgazidja conserve des voyelles longues, notées par redoublement, là où les autres dialectes ont contracté. Exemples : soo (chemin) en Ngazidja, so ou ndzia ailleurs ; nvuu (force) en Ngazidja uniquement.
Vous reverrez cette correspondance dans le Module 5 — pour l'instant, sachez juste que si vous lisez aa, ee, oo, c'est très probablement du shiNgazidja.
Pratique guidée
Quelle voyelle entendez-vous ?
Aucun enregistrement disponibleDécoupez en syllabes : faida (« profit »).
faida → fa-___-da
Mini-quiz
Comment se prononce e en shikomori ?
e se prononce ___.
Bien joué !
Vous maîtrisez les 5 voyelles orales. La leçon suivante introduit les voyelles nasales : â, ê, î, ô, û — fréquentes dans les emprunts arabes comme âda (coutume) ou îdî (fête).
